Foolish Games

Foolish Games
Je suis à la fois le Loup et le Chaperon rouge.

Je suis le Chaperon rouge parce que j'ai des choix à faire et que je n'arrive à céder à aucune de mes grandes tentations par crainte du danger. Je me suis éloignée du chemin dès ma naissance, je ne sais pas si j'ai envie de le retrouver ni si cela m'est encore possible. Je pense bien malgré moi que mieux vaut rencontrer le loup et vivre un bref instant à ses côtés plutôt que de suivre un chemin tracé où il ne se passe rien. Pourtant j'ai beau le chercher, le seul loup qui me colle à la peau fait entièrement partie de moi.
Je suis le Loup parce que je m'empêche moi-même d'accéder à mes rêves, je m'empêche même de suivre un seul chemin et cependant je me fais miroiter d'agréables images. Je n'ai qu'une envie, m'attirer dans un piège pour qu'il m'arrive enfin quelque chose. Je veux un combat contre l'enfant sage et pleine de bons sentiments pour qu'elle devienne enfin quelqu'un. Je ne cherche pas la destruction, juste le jeu pour tromper la tranquilité de la promenade solitaire.
Je voudrais être la petite sirène d'Andersen, s'il y avait un sacrifice à faire, au péril de ma vie, je quitterais ce monde pour entrer dans le sien sans aucune hésitation. Ne plus pouvoir parler serait sans doute gênant au début, les poignards à chacun de mes pas et l'impossibilité de crier seraient une peine difficilement supportable mais le voir et l'entendre me donneraient le sourire et je ne craindrais pas même qu'une autre prenne la place que je convoîte, me menant inévitablement à la mort. Je m'interesserais à tout ce qu'il fait, à tout ce qu'il aime et je l'aimerais aussi. J'arriverais peut-être enfin à me rendre utile, ne lui laissant jamais l'occasion d'être déçu ou triste, veillant sur ses jours comme sur ses nuits en m'effaçant peu à peu. Il ne se rendrait même pas compte qu'un soir, incapable de le tuer, je serais devenue écume, mourant à ses pieds lorsqu'il regarderait la mer.
Alors que le vent souffle un peu trop, je grimace. Il me regarde, un sourire moqueur aux lèvres. Je n'ai rien d'une héroine de conte en réalité n'est-ce pas ? Dans un conte il n'y a pas seulement des éléments perturbateurs sinon le lecteur finit par s'ennuyer et se dire qu'il n'arrivera jamais rien de bon ou d'interessant. Si on lit mon histoire, est-ce qu'on s'en lasse autant que moi ? Le personnage secondaire de sa propre histoire, timide... non pire que ça, frustré, immobile, faible, pitoyable, implorant qu'un évennement le sorte de sa torpeur, incapable de le déclencher lui-même. Je ne crois pas qu'on puisse avoir envie de continuer une telle histoire, sauf peut-être pour les autres personnages. Le vent souffle toujours, c'est embarassant, mes cheveux vont encore être dans un état ! Voilà qu'il va se mettre à pleuvoir, le ciel est de plus en plus sombre. J'enrage ! Et qu'est-ce qu'il a à me regarder avec ce sourire moqueur celui-là ?!
- Tu veux que je te prête mon bonnet ?
- Oui, merci.

Voilà, si j'avais à changer l'histoire du conte j'aurais répondu oui quand c'est arrivé. Je n'aurais pas voulu lui rendre et j'aurais aujourd'hui quelque chose qui lui appartient, ou au pire le souvenir d'une bagarre amicale...
- Bah alors, Kane ?
Il tient les oreillers dans ses mains, je suis fatiguée et il a du le remarquer, il me taquine à nouveau. Personne ne sait, j'ai fait croire à tout le monde que j'étais passé à autre chose, que j'avais tourné la page "élève amoureuse de son professeur" qui est tellement commune que personne ne peut vraiment croire qu'il s'agisse d'amour... Seule Liline devait se douter que ce n'était pas exactement le cas. J'ignore si cela changera un jour.
- Quoi ?! Hein, qu'est ce qu'il y a dites ?!
Je lui arrache un oreiller des mains et lui tape dessus, il tente de s'enfuir dans le couloir mais je suis plus rapide, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il a encore deux armes qu'il peut utiliser contre moi et commence à me frapper avec les coussins. Voilà, un souvenir heureux supplémentaire, parmis les éclats de rire et les plumes qui volent, je suis bien, je suis heureuse d'avoir profité de ce moment autant que je le pouvais. Bien sûr la réalité de ces jours là n'était pas décevante, l'entendre s'inquiéter pour mes cheveux quand j'avais les yeux fermés, manger en face de lui, m'amuser de sa réaction lorsque je lui parle d'habiter à Verdun toute l'année, constater qu'il répète mes bétises lorsque nous passons devant les vignes de Champagne "des bulles !", chanter avec nous "Joseph il a pas d'organe", faire les courses en sa compagnie, le voir s'inquiéter de savoir si je ne ramène pas d'alcool dans les chambres... Je m'arrête là ? Il y a des periodes comme ça où j'aimerais pouvoir tout réécrire pour embellir l'histoire et faire durer les moments agréables. Si cela ne tenait qu'à moi ils ne seraient pas si loin derrière moi. J'aimerais lui manquer ne serait-ce qu'un peu, comme quand il s'inquiétait les jours où j'étais malade. Ai-je disparu à tout jamais de son histoire ? Il est sûrement passé aux chapitres suivants sans se retourner, il n'a pas vu que j'étais derrière lui et que je m'étais arrêté en chemin. S'il avait eu le moindre sentiment pour moi il n'aurait pas abandonné sa Reine, il se serait retourné et m'aurait demandé avec un air malicieux ce qui m'arrivait. J'aurais ésquissé un sourire et répliqué n'importe quoi pour le faire rire ou sourire. Je ne peux pas lui en vouloir, j'aimerais seulement faire une nouvelle apparition, j'ai besoin qu'il m'offre d'autres souvenirs, je veux partir en sachant que ce n'est pas parce que j'ai quitté le lycée qu'il m'a oubliée.

Lorsque j'étais petite, j'ai du changer d'école pour arriver dans ce qui allait devenir l'enfer de mon enfance. Un enfer où nul visage amical ne venait réconforter l'autruche que ma mère me conseillait d'être pour éviter la haine de mes pairs. Dans cet univers hostile, il y avait la grande soeur d'une fille de ma classe, qui passait parfois dans la cour. A recréer son image dans mon esprit, elle me paraissait immense alors qu'elle ne devait pas avoir plus de onze ans. Elle me faisait chaque fois le même compliment avec des yeux admiratifs. Elle me fixait pendant un moment avant de s'exclamer comme si c'était la première fois qu'elle me voyait :
- On dirait une poupée de porcelaine, avec sa peau pâle et ses cheveux bouclés.
Je pense que c'est de là que me vient cette étrange fascination mêlée de répulsion pour les poupées de porcelaine. Elles sont à la fois une sorte de miroir où j'essaie de me contempler sans y parvenir (elles sont bien trop parfaites) et le cadeau inévitable de ma grand-mère à Noel... elle a tellement commandé de vêtements par catalogue que les poupées gratuites se clonaient dans ma chambre et dans celle de ma soeur. Je leur donnait des prénoms finissant toujours par un "a" et je préferais celles qui faisaient de la musique. L'une d'entre elle jouait la lettre à Elise jusqu'à ce qu'à force de l'avoir trop jouée, le son grésille, et devienne à peine audible. Elles ont fini par prendre la poussière, je ne devais pas tenir véritablement à elles, j'étais étrangement bien plus intriguée par celles présentes dans les magasins, dont les prénoms étaient écrits sur les boîtes. Quand vînt le jour où j'eu le plaisir de découvrir mon prénom sur l'une d'entre elles, je l'observais sous toutes les coutures. Non, cette fille a définitivement du se tromper, elle est bien trop jolie, je ne peux pas lui ressembler. Est-ce parce que j'ai ce besoin, cette volonté incontrôlable de vouloir toujours embellir les choses ? Les souvenirs ? Les gens ? Suis-je incapable de voir et d'accepter la vie comme elle est, avec ses défauts et ses imperfections ? Il me suffirait tout simplement de dire qu'il existe des évennements qui rendent la vie moins agréable, que les souvenirs ne doivent pas forcément faire ressentir une douce nostalgie teintée de mélancolie pathétique. Mais l'avenir semble si sombre, je cherche un repère pour me guider vers une lumière, fut-elle dans le passé.

Tout devient de plus en plus noir à mesure que je m'enfonce dans la forêt, je ne peux plus faire marche arrière mais peut-on vraiment un jour faire marche arrière ? S'il me reste des rêves, je ne veux pas continuer à les regarder en sachant qu'on m'empêchera toujours de les atteindre mais je ne peux pas non plus faire comme s'ils n'avaient jamais existé et renoncer à ce que je suis. J'ai peur d'être détruite, de me trahir, de cesser de vivre pour me contenter de survivre, c'est à dire subvenir à mes besoins pour manger et pour me loger, sans jamais rien attendre d'autre. J'ai l'impression d'avoir trop cru en moi jusqu'ici, je pensais qu'il y avait une place quelque part, que je pouvais me rendre utile dans un travail qui m'apporterait satisfaction et me donnerait la confiance que je croyais ne pas avoir. Est-ce vraiment si impensable de refuser en bloc de servir des cafés et de faire des photocopies ? Ou encore de devoir annoncer à des clients la note pour la chambre qu'ils ont prise à l'hotel ? Seulement si je refuse, je n'ai pas d'autre issue, me voilà à pointer au chômage sans diplôme pour des métiers (s'il y en a) qui ne me passionneront guère plus. Je pense que je ne suis pas la seule dans ce cas là, qu'arrive-t-il à tous ceux qui échouent ? Pourquoi n'en entendons-nous jamais parler ? Est-ce que je suis moi aussi sensé disparaître dans la nature parce que je ne conviens pas au système (ou que le système ne me convient pas) ? Ca fait beaucoup de questions sans réponse et sans personne pour y répondre, c'est une experience traumatisante que je ne souhaite à personne, je pense qu'elle mériterait un suivi psychologique. Je vais me battre jusqu'à l'épuisement pour ce qu'il me reste à faire et pour ne pas cesser d'exister. Le ciel me tombe sur la tête, j'aurais du le voir venir mais je n'ai pas voulu y croire. Maintenant que je n'ai plus le choix, il faut faire face avant qu'il ne soit trop tard. Je suis terrifiée, bléssée, le peu d'estime que j'avais pour moi-même sombre lentement, on aura beau me répéter que je n'ai pas à me remettre en question, je pense que n'importe qui ayant perdu trois ans de sa vie en gardant à l'esprit qu'il n'y avait d'autre issue que la réussite se remet forcément en question, surtout si d'autres y arrivent, même s'ils ne sont pas majoritaires. Peut-être existe-t-il d'autres moyens d'être heureux que dans son travail, je l'éspère, mais j'aurais tellement aimé avoir une raison de me lever le matin. J'ai seulement 22 ans mais attendre me devient insupportable, j'ignore combien de temps encore je pourrais tenir et me défendre contre ces évennements qui s'enchaînent. Si le destin existe, il a choisi d'être particulièrement injuste avec moi.

And then, come what may...

# Posté le mercredi 27 mai 2009 19:54

Modifié le mercredi 27 mai 2009 21:01

Never Ever

Never Ever
J'ai un autre article en préparation mais...panne d'inspiration alors ce sera pour plus tard (faut toujours que j'écrive tard, en général après 1 ou 2 heures du matin allez savoir pourquoi...). Ces deux textes n'ont pas été écrits le même soir, il y a même plusieurs semaines d'intervalle...mais je crois que ça se voit ^^;





Dis Nani, tu te souviens quand nous étions assises côte à côte sur cette plage de Sainte Marine ?

Est-ce que tu crois toujours que l'amitié qui peut sembler parfaite de l'exterieur peut être difficile ou blessante quand elle est vécue de l'interieur ?

Je pensais jalouser les autres pour de bonnes raisons mais les relations humaines sont toujours plus compliquées que ce qu'elles laissent paraître.

J'ai envie de voir le soleil se lever à nouveau sur cet horizon bleu que nous avons contemplé.




J'ai entendu l'autre soir que la différence entre l'amour et l'amitié c'est qu'on attend pas d'un ami la perfection, qu'on lui laisse le droit à l'erreur. Si c'est vrai je crois que je tombe plus souvent amoureuse que je ne le pensais. Je suis rancunière, capricieuse, posséssive, je m'énerve pour un rien et je le regrette aussitôt. Personne n'est parfait et on aime les autres parce que leurs défauts ne nous dérangent pas trop et que leurs qualités nous plaisent. Je me demande si mes défauts peuvent ne pas trop déranger.

Nani, ça fait longtemps maintenant que je n'ai pas eu de tes nouvelles, j'éspère que tu vas mieux, je n'ai pas cessé pour autant de penser à toi. (Ah au fait j'ai vu Kung Fu Panda et j'ai bien aimé ^o^)


Les problèmes qui étaient là avant et qui m'ont poussée à partir n'ont pas disparu. Les blessures ne guériront probablement jamais alors parfois la douleur prend le dessus sur tout autre sentiment. Je me souviens que tu me disais "tout le monde exteriorise sa souffrance de façon différente, mais toi Kane quand ça ne va pas tu dis toujours que ça va, tu ne t'énerves pas, tu souris toujours, un jour forcément ça finira par sortir et si tu n'exteriorises pas avant ça fera certainement très mal.". Est-ce que tu crois que c'était ma façon d'exterioriser ? Même quand j'ai dit à Liline et Lizou que j'allais probablement prendre des distances, je l'ai dit en souriant, j'ai gardé ce même sourire, sans pouvoir les regarder en face quand Lizou m'a dit qu'elle n'aimerait sans doute pas ça.
Mais plus qu'un regard sur hier ou une peur par rapport à demain, j'ai toujours un vide dans mon coeur, un trou béant que rien ne vient combler. Cette certitude qu'il y aura toujours quelqu'un ou quelque chose pour passer avant moi dans la vie de ceux que j'aime, que ce soit un meilleur ami, un petit ami, la famille ou un travail. Je n'arrive pas à me faire à l'idée que l'ami idéal n'existe pas.

Tu vois Karo, finalement la jalousie c'est une grande partie de moi, même si j'ai du mal à l'exprimer, elle est probablement différente d'une jalousie pour l'entourage de quelqu'un à cause de ma grande solitude. Je ne pourrais jamais jalouser les personnes qui t'entourent parce que je ne suis pas près de toi, je préfère au contraire qu'il y ai toujours quelqu'un, ça me rassure parce que j'ai peur pour toi, j'aimerais d'autant plus qu'elles ne te déçoivent jamais.

Je suis désolée Liline de n'avoir pas encore répondu à ta si jolie lettre. Ma réponse est là, sur le bureau, il faudrait que je la recopie, je ne suis toujours pas sûre qu'elle convienne et je n'ai toujours pas de timbre. Je pense que ça compte beaucoup pour toi, comme ta lettre a beaucoup compté pour moi mais je ne sais pas vraiment ce qui ne va pas chez moi. J'ai simplement envie de te revoir je crois.

Je n'ai jamais assez de souvenirs pour me réconforter, la solitude c'est tellement long qu'il arrive un moment où il n'y a plus de bons souvenirs et ce sont les mauvais qui prennent leur place. J'ai beaucoup pleuré ces derniers temps, ça ne me soulage pas et c'est inépuisable, ça ne m'aide pas non plus à dormir (chose que je fais de moins en moins). Je ne dis pas ça pour me faire plaindre, la pitié ne servirait à rien, ces larmes personne ne peut les voir ni les sécher de toutes façons. J'ai beau me répéter que je vais tout faire pour être heureuse, que je vais me battre, ne jamais baisser les bras, je n'ai toujours aucune raison de me lever le matin. Les jours se ressemblent tous, il ne se passe jamais rien, ma vie se résume à allumer mon ordinateur, aller en cours ou faire grève, tout ça en croisant rarement quelques connaissances avec qui j'ai de brèves discussions, jamais très profondes il faut bien l'avouer. Je ne sais pas pourquoi je ne trouve plus le sommeil, je n'ai pas le mode d'emploi pour réparer ça alors je crois qu'il va falloir que j'aille voir quelqu'un qui puisse m'aider.

Camille, tu peux compter sur moi en toutes circonstances, il n'y a aucun doute à avoir là dessus, je ne suis pas juste une admiratrice de ta voix parce que je t'apprécie, je l'ai toujours été même quand on ne se parlait plus, j'ai toujours comparé chaque voix que j'entendais chanter à côté de moi à la tienne. C'est idiot parce qu'aucune ne lui ressemble et on ne peut pas juger ainsi une voix mais c'était en quelques sortes ma référence principale. Te voir est un véritable bonheur (pas seulement parce que tu es magnifique ^^) même si c'est toujours très court. En te revoyant j'ai eu envie de te prendre dans mes bras, je ne sais pas si tu as deviné ou si tu en avais envie toi aussi mais après toutes ces semaines (mois ?) sans le moindre geste d'affection, c'est resté le bon souvenir de ma journée. Te voir sourire aussi gentiment sans arrière pensée, de façon si sincère, c'est vraiment fort, j'aimerais que tu sois innondée de cette joie si rayonnante que tu apportes aux gens.

Si je pouvais veiller sur les gens, de loin, sans jamais rien attendre en retour je serais une personne merveilleuse, n'est-ce pas ? Alors pourquoi ai-je toujours tant besoin de reconnaissance ? Pourquoi faut-il toujours que j'attende que quelqu'un s'inquiète pour moi ou que je lui manque ? Je ne veux plus être une telle égoiste, je veux pouvoir être si forte que les colères de Kia ne soient plus jamais un problème, ne jamais lui en vouloir de ne pas s'inquiéter, si elle ne me demande pas comment je vais, si elle ne veut pas savoir dans quel état je suis parce que je suis obsédée par notre dernière discussion et qu'elle tourne en boucle dans mon esprit, jour et nuit, ne pas souhaiter d'excuses. Juste être là quand il faut, prendre les coups parce qu'elle a besoin d'en donner et m'effacer quand elle n'a plus besoin de moi, sans rancune, sans trembler de tout mes membres, froide comme la glace, sans me rendre malade alors qu'elle peut poursuivre sa vie sans se retourner pour regarder si je ne suis pas tombée sur le chemin. Comment font les gens pour prendre de la distance ? Je n'y arrive pas et si j'essaie c'est catastrophique. Je suis incapable de mettre de la mesure dans mes sentiments, je ne sais plus très bien ce que je veux ou ce que je peux faire mais j'aimerais vraiment ne plus ressentir ces choses pénibles.

Est-ce qu'il neigera à la fin de cette année ? Les beaux jours sont là mais j'ai toujours envie de voir la neige. Cependant, même si j'ai pleuré devant la beauté des flocons qui tombaient sur Rennes, j'aimerais ne plus voir la neige toute seule, c'est un sentiment bien trop triste que de ne pas pouvoir partager ce moment avec quelqu'un, le souvenir est moins agréable et il s'efface rapidement.

La neige n'est pas réstée.

Dites, est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourra m'approcher d'assez près un jour sans que je lui fasse mal ?


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Je ne crois pas au coup de foudre, en tout cas ça ne m'est jamais arrivé. Il s'agit toujours d'une étincelle alliant l'âme et l'apparence qui peut faire battre mon coeur. J'ai bientôt 22 ans... et je suis toujours seule. On a beau se dire qu'avec le temps ça passera, qu'on va résister et éviter d'y penser mais ça ne fonctionne pas, on pense et on y repense souvent, une histoire d'amour doit vraiment valoir tous les bonheurs du monde, même brève. Aujourd'hui on a l'impression que ça ne peut pas durer, mais quand ça commence et quand c'est commencé c'est probablement indescriptible, aimer et être aimé, donner et recevoir sans cesse, être envahi par cette si simple émotion est sûrement fantastique. Peut-être que vous êtes en train de vous dire que c'est là le discours d'une fille naive, romantique et loin de la réalité. Quand une histoire se finit on vient souvent me dire "c'est mieux d'être célibataire comme toi", ce que j'ai du mal à comprendre, ces gens-là oublient-ils à quel point ils ont été heureux avec la personne qu'ils n'aiment plus ou qui ne les aime plus (chose différente je vous le concède) ? Vivre juste pour ce court instant pourrait me suffire mais celles et ceux pour qui être en couple n'est pas un problème, celles et ceux pour qui il est simple de trouver une nouvelle main à tenir dans la sienne ignorent tout de ce qu'est la véritable attente, la véritable solitude. Ils ignorent à quel point nous les envions, à quel point se dire que personne ne nous attend nulle part, ni maintenant ni demain, est douloureux. Nous nous inventons des princes charmants, des sauveurs, qui nous aimeraient sincèrement pour ce que nous sommes et non pour de mauvaises raisons. Nul ne devrait briser le coeur de quelqu'un, mais plus important encore nul ne devrait briser le coeur d'une personne qui a attendu son premier amour jusqu'à ses 20 ans, qui a aimé sans jamais être aimée en retour et qui a souffert en silence. Si on aime pas, on approche pas, interdiction formelle de donner de faux espoir, il me paraît plus qu'évident que si le sexe était notre but principal, nous nous serions jeté depuis longtemps sur le premier venu.

Quand on me demande mes critères de sélection concernant la gente masculine, j'ai pour habitude de répondre que je n'en ai pas. D'une part parce que chaque personne est différente, que je ne suis pas là pour faire mon marché et que ce qui est attirant chez l'autre c'est sa personnalité entière, qualités et défauts inclus dans le prix ;) D'autre part parce qu'on tombe assez facilement dans les critères de base "gentil, intelligent, beau etc..." ce qui selon moi n'a aucun intêret et n'est basé que sur un jugement personnel qu'il faudrait étoffer si on voulait le rendre interessant. Voilà pourquoi officiellement je n'ai "pas de critère" pour l'homme de mes rêves. L'homme de mes rêves n'existe pas...sinon il ne serait pas l'homme de mes rêves et il serait déjà avec moi. Mais dans la vision onirique de cet homme, il serait préférable qu'il ai les cheveux longs (préférable, non indispensable, mon coeur a désigné plus d'une fois des hommes qui ne répondaient pas à ce critère physique). Il serait préférable qu'il sache me mettre en confiance, qu'il me fasse comprendre que je ne crains rien avec lui parce qu'à 22 ans quand on a jamais été aimée on a perdu toute confiance en soi. Je me fiche qu'il soit distant, qu'il ne m'appelle pas tous les jours, qu'on ne vive pas ensemble, qu'il fume, qu'il boive ou qu'il soit croyant du moment qu'il m'aime et que je l'aime. Je ne peux évidemment pas tomber amoureuse de n'importe qui mais je pense que je ne pourrais pas sortir avec quelqu'un qui ne m'atire pas ne serait-ce qu'un peu.

Je ne suis pas compliquée à séduire (du moins je pense) mais je ne suis pas non plus une fille facile. On dirait que je ne demande pas la mer à boire n'est-ce pas ? Mais visiblement sortir avec moi c'est une plaie que personne ne souhaite endurer. Je ne suis pas la seule dans ce cas même si je ne fais pas partie de la majorité, je me sens tellement proche de ces personnes que je peux presque entendre le cri de leurs âmes. J'ai renoncé à croire, peu importe ce que l'on viendra me dire, mais je garde espoir pour les autres, je suis sûre qu'il existe quelque part quelqu'un qui saura les aimer comme elles le méritent.

# Posté le jeudi 26 mars 2009 00:56

Modifié le jeudi 26 mars 2009 10:11

Tous ces p'tis machins qui veulent dire des trucs et parfois autre chose !

Mes articles se font de plus en plus longs et j'écris plus souvent que d'habitude, je ne sais à quoi attribuer ça *o* ah si, probablement à mes lecteurs !!!

Il y a des mots qui ne résonnent pas à mes oreilles comme à celles des autres, des petits signes qui, un peu à l'image d'une flèche que je décocherais, n'atteignent pas toujours leur but ou du moins pas tout à fait.
Le plus "classique" par exemple serait le "je t'aime", d'ailleurs le sortir d'un contexte pour l'étudier comme ça c'est un peu cruel, ça ne veut pas dire grand chose. Le fait est que je n'ai aucun mal à le dire (sauf sûrement pour mon père évidemment avec qui c'est un peu compliqué, vous aurez peut-être remarqué que j'évite soigneusement le sujet depuis le début de ce blog...peut-être qu'un jour je trouverai les mots) mais qu'il conserve son importance capitale, j'en n'en fais pas usage sauvage et quotidien sauf exception. Mais le "je t'aime" est moins important chez moi au niveau des significations claires que le "mon" ou "ma" devant un prénom ou un surnom. Je m'explique : il m'arrive de lire dans un mail ou un sms "ma Kane", quand c'est Kia je trouve ça chouette et j'en tire une fierté toute particulière. Mais il y a aussi des gens pour qui je compte moins, qui utilisent "mon" ou "ma" devant n'importe quel prénom d'une personne proche d'eux même quand la relation reste relativement superficielle...là soit je me dis "je ne lui appartiens pas, il ne devrait pas y avoir de "ma" devant Kane pour cette personne", ce qui, je vous l'accorde, n'est pas très aimable mais reste juste par rapport à celles et ceux qui peuvent utiliser ce terme. Ou alors je me dis que cette personne n'a pas la même notion du "mon"/"ma" devant un prénom, l'utilise sans penser à mal et n'est seulement pas sur la même longueur d'ondes que moi. Que faut-il faire ? Dire à la personne que cette façon qui se veut "mignonne" ne correspond pas ? Que je ne lui appartiens pas et qu'il est préférable de ne pas employer de possessif ? Ca paraîtrait absurde, pointilleux et finirait par installer un froid. Si on me disait "ne mets pas de possessif devant mon prénom" bien que je les utilise avec d'infinies précautions et qu'ils ne sont jamais là au hasard (je calcule tout...et pourtant souvent c'est spontané...c'est possible ça ?) je serais probablement véxée voire bléssée. C'est pour ça qu'au final je ne dis rien. J'imagine déjà Nani, Karo ou Liline en train de se demander si elles font partie de ces personnes XD no stress ! Je suis bien heureuse d'être un peu à vous ! D'ailleurs je ne serai pas malheureuse d'appartenir à tous ceux qui m'appellent "leur Kane", je pense simplement que ça n'est pas très crédible quand le lien entre nous n'est pas un lien solide.

Cet article pourrait être mis à jour tel un dictionnaire je crois ! Il y a une autre particularité dans mon langage, les mots "ami" ou "amitié" mais ceux-çi j'ai déjà du les expliquer suffisament pour que même ceux qui ne me connaissent pas beaucoup comprennent bien que ce n'est pas une chose à prendre à la légère. J'ai arrêté ma correspondance (très brève !) avec l'Amélie Nothomb (l'unique, la seule, la grandiose ^^) que j'admire tant en partie parce qu'elle m'assurait que je méritais son amitié... pour une femme de lettres, philologue qui plus est, je me suis dit que considérer ce mot comme un autre, une banalité que l'on peut adresser à l'une de ses fans dans une première lettre après tout juste deux rencontres dans une librairie où nous étions fort nombreux, était une faute grave. Pas impardonnable, si je la voyais là devant moi je ne penserais pas une seconde à lui reprocher quoi que ce soit, juste perturbant. Il y a un monde entre le mot "amis" et le mot "copains", certaines personnes en ont conscience, d'autres pas. J'en ai conscience parce que l'amitié a longtemps été mon unique raison de vivre et que je considère encore aujourd'hui que le titre d'ami est plus honorifique que n'importe quel titre de noblesse. Je préfèrerais mille fois recevoir une médaille de l'amitié que la légion d'honneur ou tout autre prix que les êtres humains ordinaires acceptent, des étoiles (ou des flashs XD) dans les yeux. N'est pas ami de Kane qui veut (enfin pas tout à fait), je n'accepte que les gens d'esprit noble, entendons-nous : pas de raciste/homophobe (je les mets dans le même sac, impossible d'être amie avec "ça") ou de personne enfermée dans un monde imperméable aux autres, pas de sales ploucs, mes amis sont des gens vraiment bien ou ne le sont pas (même si pas mal d'entre eux ne s'apprécient pas assez à mon goût). De préférence, des gens passionés ou ayant plusieurs centres d'intêret, le courage de leurs idées ou tout du moins des idées...plus généralement des gens avec qui je sais que je peux parler de tout et de rien pendant des heures ou partager des moments que je ne voudrais partager avec personne d'autre.

Dans une suite qui me paraît logique je vais parler du sourire. Je ne me force pas à sourire, physiquement c'est au dessus de mes forces. Sourire n'est pas pour moi un simple geste qui change l'attitude du visage. De la même manière que je n'arrive pas à retenir mes larmes, je n'arrive pas à retenir mes sourires. On pourrait penser que ce n'est pas bien grave de ne pas pouvoir retenir un sourire mais j'ai tendance à trouver ça gênant quand même, c'est une mise à nue involontaire, surtout si le sourire en question m'arrive jusqu'aux oreilles. Et puis j'aime bien passer pour une personne qui se contrôle et qui garde un peu de distance par rapport aux évennements qui la touchent Ce n'est pas drôle d'être trop prévisible, il faut savoir entretenir le mystère si l'on ne veut pas lasser. D'un autre côté c'est ma sincérité qui transparaît, j'aimerais que les gens qui ne me connaissent pas bien prennent conscience qu'un de mes sourires ne peut être que sympathique, jamais moqueur (ceci dit il faut être plutôt gonflé pour sourire clairement face à une personne dont on se moque...) ou quoi qu'il arrive, jamais méchant. Ahah on va me dire qu'il y a eu des exceptions auxquelles ont a pu assister dans l'aquarium entre autres, quand je me moquais de personnes comme "le nain" ou "mite", des gens pour qui je n'avais pas beaucoup de respect parce que je trouvais qu'ils ne le méritaient pas. Je ne saurais comment l'interprêter mais ces signes sont toujours évidents, ils savaient bien que je me moquais d'eux, je n'ai pas essayé de le cacher et je le leur disais même très souvent. S'il y a bien une chose que je ne supporte pas ce sont les gens qui sourient et qui, une fois que vous avez le dos tourné, médisent sur vous ou pensent que vous êtes le dernier des idiots. Tout le monde peut faire preuve d'hypocrisie mais ce genre de comportements me paraît incompréhensible.

Je voudrais aussi parler des "surnoms" ou "pseudonymes". J'apprécie grandement quand on se souvient qu'il faut m'appeler "Kane", pour moi celles et ceux qui ne le font pas (excépté ma famille peut-être) ne m'aiment pas vraiment et me connaissent très peu. C'est une sorte de preuve que vous me faites qu'il y a au moins une chose à mon sujet dont vous vous souviendrez, une chose qui fait partie de moi et que j'ai choisie même si c'était un peu par hasard il y a longtemps. Autant que je m'en souvienne le seul surnom que l'on m'ai donné c'est "la saleté", c'était un peu indirect puisque ça venait de Liline après que je l'ai surnommée "le vaurien" mais j'y tiens quand même énormément. Mes parents m'ont donné un prénom en faisant en sorte qu'on ne puisse pas le raccourcir ou en faire un surnom, mais moi à l'inverse je trouve que donner un surnom à une personne c'est se rapprocher d'elle et lui prouver qu'elle n'est pas n'importe qui parmis nos connaissances. Je sais que tout le monde ne voit pas les choses de cette façon, j'ai arrêté d'appeler Mathilde "Malite" et je n'appelle plus non plus Camille "Camichou" parce que je crois qu'elles n'aimaient pas tellement ça, en tout cas à une periode elles nous avaient demandé de ne plus les surnommer ainsi. Mais par contre quand j'appelle Céline "Celin" ou "Liline" c'est avec un immense plaisir, "Celin" c'est plutôt quand on est en plein délire et "Liline" ça sonne plus comme une petite princesse toute mignonne, j'apprécie autant les deux même si ce n'est pas moi qui les ai trouvé. Je peux aussi bien appeler Nina par son prénom que l'appeler "Nani", j'y vois une grande différence même si ça désigne la même personne, ce n'est pas très original comme surnom mais comme ça lui correspond à elle seule c'est différent, les sentiments qui sont attachés à ces prénoms ne résonnent pas lorsqu'il s'agit d'autres personnes que je rencontre qui portent le même prénom. Je ne me suis jamais dit "ah oui je connais une Nina" au même titre que je ne me suis jamais dit "je connais une Mathilde" ou une "Céline", pour moi il ne peut pas y en avoir deux parce que ce ne seraient pas "une" mais "la" qui conviendrait sans doute mieux. La "Nani" que je connais elle est unique et ce surnom ne lui va qu'à elle. Il y a eu des cafouillages au début quand "Sano" n'était connue que comme "Justine" et "Ripper" comme "Julien", je les appelais tous les deux "Juju" et du coup on s'y perdait tous un peu XD d'ailleurs aujourd'hui je n'appelle pas Julien par un surnom ou un pseudo, même Ripper a du mal à passer je ne sais pas pourquoi. Il pourrait s'en vanter en disant que Julien est à la fois son prénom et son surnom...mouais ! Je n'appelle pas Gaelle "Galou" parce que je ne la connais pas bien (je l'ai croisée au bras de son copain aujourd'hui, ils sont mignons tous les deux ! Mais elle ne m'a probablement pas vue/reconnue malgré mon regard insistant).
Il y avait deux Elise au lycée, mais là encore je viens de m'en souvenir parce que je fouille dans les surnoms, je l'aurais oublié tellement elles sont différentes, Kaigan et Lizou ! Rares sont ceux qui n'ont pas de surnom en réalité, c'est aussi leur forme d'originalité finalement ! Et quand il s'agit de passionés de l'Asie, je n'ai en général aucun mal à mettre "-chan" ou "-kun" derrière le prénom si la personne m'est chère. Rien de tout cela n'est laissé au hasard, ce sont des petites choses mais elles sont très importantes à mes yeux !

Par rapport au commentaire de Liline la dernière fois...je ne sais pas si je suis quelqu'un de "bien". En fait non je ne pense pas être quelqu'un de bien à cause du mal que j'ai fait. Je ne cherche pas à me plaindre ou à me trouver des excuses, je cherche des explications par rapport à moi-même. La dernière fois que j'étais au fond du gouffre je n'étais pas suicidaire mais je l'étais la fois d'avant et j'avais déjà refusé l'aide exterieure, je me croyais déjà seule au monde. Bon, faudrait pas se leurrer là dessus on est tous seuls au monde, quand on a besoin que quelqu'un nous prenne dans ses bras, 90% du temps il n'y a personne et on passe également sa vie à avoir un sentiment de manque vis à vis de l'absence de quelqu'un qu'on aime. Ce serait triste de ne voir la vie que de cette façon, elle ne vaudrait pas grand chose. Mais les 10% du temps comptent bien plus, les souvenirs heureux sont là (et la souveraine musique aussi bien sûr !) pour nous rappeler qu'il y aura encore des moments pour lesquels il vaut la peine de se battre ! L'espoir n'a pas de mode d'emploi, il n'est pas non plus divisible mais j'en ai à revendre. La question que je me pose c'est : pour combien de temps ? Combien de temps me reste-t-il avant de me faire avoir par cette autre moi qui passe son temps à broyer du noir, pleurer sur son sort et refuser de voir la lumière au bout du tunnel ? Je ne veux pas qu'elle revienne mais je n'ai pas confiance en elle, j'ai tellement peur de demain et du mal que je pourrais encore faire. Je sais qu'on ne vit pas deux fois la même chose et pourtant je sais ce qu'on ressent quand on a la tête sous l'eau. Entre deux periodes noires on se dit toujours qu'on voudrait ne jamais revivre ça, qu'on a grandit, que notre responsabilité prendra les devants au prochain coup dur et finalement on se laisse tomber lentement et ça recommence. J'éspère que je pourrais faire face mais je n'ai aucun moyen de reconnaître les signes, de les combattre quand ils se présenteront si ça arrive. Il n'existe pas d'alarme pour prévenir quand le monstre en moi va se réveiller, impossible de savoir s'il est mort ou s'il est endormi. Avant de sombrer, je me souviens qu'il y a eu un vide en moi, qui aspirait tous les sentiments que j'ai pu avoir pour les gens autour de moi. Je suis devenue insensible aux conseils que me donnait ma soeur qui me disait que ne plus voir personne n'était pas une solution pour aller mieux, insensible aux remarques de Julien qui avait résisté à ces mêmes attaques qui font de nous des lâches, incapables de rechercher le bonheur, insensible aux mains tendues, froide comme la glace. Je me réveillais souvent en sueur la nuit après avoir fait de nombreux cauchemars, je sortais en pleine nuit pour me changer les idées. Quand je rentrais, je me regardais dans le miroir et me disais avec frayeur qui si tout continuait ainsi, j'allais finir par atteindre ce que je redoutais le plus au monde : lui ressembler.

[image avec un petit clin d'oeil à Dracula Celin ^o^]

PS : l'autre jour j'ai rêvé que j'étais Reira de TRAPNEST...stréssée pour une répétition de live, paniquée pour le retard au niveau du maquillage, sermonnée par Takumi etc... bah vous savez quoi ? J'ai adoré ! XD
Tous ces p'tis machins qui veulent dire des trucs et parfois autre chose !

# Posté le mardi 13 janvier 2009 10:25

Modifié le mercredi 11 mars 2009 08:27

La Légende Kaneienne

La Légende Kaneienne
Rose des Sables

Toute petite au milieu du désert, la roche s'effrite sous les mains du Géant. Les recoins rebelles se tordent et se réduisent tandis qu'il règne peu à peu sur ses formes. Il ne la regarde ni ne la voit, le seul contact de sa peau contre la pierre suffit à les rendre réels. Il n'y a ni avant ni après, il la façonne lentement sans s'arrêter, il tourne et retourne jusqu'à ce que le grain plaise à sa main. L'agilité de la découpe est lente, la technique est assurée mais l'esprit doute encore, longtemps le support aura du subir les coups avant de sentir la caresse des dernières retouches, plus confiantes, comme si la matière et la main ne faisaient plus qu'un. C'est un tourbillon de sable qui se construit, de sa couleur changeante par la volonté de la clepsydre, de sa composition instable et sans cesse renouvelée. Les yeux qui se poseront sur l'oeuvre seront peut-être aveuglés par tant de beauté mais sauront-ils seulement l'amour qui a existé entre le créateur et la création ?


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Rien à voir mais j'ai rêvé de KOKIA cette nuit (enfin là ça fait quelques jours du coup...quelques semaines ?)... ça se passait dans un grand théatre mais nous n'étions pas très nombreux. Elle avait une aura maternelle incroyable (je sais pas si c'est compréhensible, c'était vraiment puissant !) et j'ai versé beaucoup de larmes quand elle s'est mise à chanter...à défaut d'avoir pu assister à l'un de ses concerts en vrai j'y assiste en privé dans mes rêves, c'était pas mal non plus. Nous avions des places assises, des fauteuils rouges très confortables et KOKIA se déplaçait dans les rangées, s'approchant de moi lorsqu'elle me vit pleurer. Et puis il y a eu une ellipse, un peu comme une entracte, je n'étais plus dans le public mais dans les coulisses, à la recherche de la chanteuse. Je demandais aux gens que je croisais, qui semblaient être l'équipe technique, s'ils ne l'avaient pas vue, l'un d'entre eux me dit qu'elle n'avait pas pu finir le concert car elle avait trop bu. "KOKIA, bourrée ? Mais, attendez, elle ne boit pas !" je ne sais pas d'où je tiens cette information mais je lui ai affirmé fermement qu'elle ne buvait pas et qu'elle était sobre pendant le concert. Et sur ce des terroristes de Corée du Nord ont débarqué, armés, faisant exploser les lieux. Je ne voulais pas partir sans avoir retrouvé la chanteuse, ignorant si elle se trouvait encore dans le theatre alors que je risquais ma vie pour sauver la sienne...et le rêve s'est fini.
J'ai lu un peu partout que KOKIA n'appréciait guère le public Français (étrange pour quelqu'un qui revient tous les ans faire des concerts à Paris) parce qu'il applaudirait trop tôt et qu'elle préfère qu'on la laisse s'entendre chanter...la grosse tête quoi ! Je ne sais pas si c'est vrai, ce n'est pas du tout ce que dégage sa musique, ses textes ou même son style de manière générale mais j'aimerais bien savoir si c'est fondé, auquel cas je serais peut-être moins déçue de n'avoir jamais pu assister à l'une de ses représentations...mais encore une fois j'ai des doutes sur ces rumeurs.


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Aaaaaahhh attention ça va être vraiment long alors accrochez-vous, ça vaut le coup XD


Je change encore de sujet... pendant les dernières vacances j'ai revu beaucoup de monde, il faut que je raconte tout ça en détail pour être sûre de ne rien oublier ! J'en suis tellement heureuse !!! Liline a eu son permis de conduire (je me souviens pas depuis quand) alors elle est venue me chercher dans mon nouveau chez moi avec Kaigan !! J'avoue j'ai eu peur qu'elle ne trouve pas, j'ai toujours habité la campagne profonde chez mon père alors c'est pas évident, encore moins pour cette Quimperoise de nature ! Mais finalement j'ai eu le plaisir de retrouver ces deux chipies dans la cage d'escaliers de mon immeuble, (Liline portant le collier que je lui avais offert) en train de discuter comme si de rien n'était ! Dans la voiture je sentais que si je commençais à pleurer je n'allais plus pouvoir m'arrêter, je trouvais ça terriblement embarassant...juste quand cette terrible Liline, jamais à court d'idées douteuses, m'offre le premier volume de la série Twilight (qui est au cinéma en ce moment, allez le voir !! Même si j'ai probablement pas besoin de dire ça pour qu'il cartonne au box-office comme c'est déjà le cas). J'ai craqué, je m'y attendais pas, je pensais pas qu'elle se souviendrait de cette proposition qu'elle m'avait faite par msn...c'est trop mignon ! Mais "attention Kane, pense à ton image, pense à ton image !" m'a-t-elle répété quand le mascara a commencé à couler, mine de rien ça a fonctionné plus ou moins ! Direction Kemper (Quimper en Breton ^^) et retrouvailles avec Mathilde, Naru et Kin, découverte d'Iksu et du copain de Naru, c'était pas prévu qu'on soit si nombreux n'est-ce pas ? Mais ça n'en a été que mieux !

Face à nous dans la rue qui mène à la cathédrale, le classique marchand de ballons Bob l'éponge et autres Dora l'exploratrice. Liline n'a pas pu se retenir : "Kane, tu m'achètes un ballon ? Je veux une licorne !"...aussitôt dit, aussitôt fait (c'est cher ces machins !), me voilà en train d'acheter un ballon en forme de licorne ailée bleue alors que je vais sur mes 22 ans ! Est-ce qu'elle se doutait vraiment que j'allais le faire ? Est-ce qu'elle voulait me tester pour savoir si j'avais pas trop changé sur le point de la folie à effet immédiat concernant ce genre de demandes ? Je ne me suis même pas posé la question de savoir si j'avais assez d'argent dans la poche, heureusement que oui sinon le pauvre marchand aurait décroché le ballon pour rien ! Nous voilà donc rendus à nous promener avec cette encombrante "chose" qui préfère cogner les gens plutôt que de voler haut dans le ciel...allez comprendre, c'est devenu un ballon beatnik après l'adoption ! La joyeuse bande s'en va à la recherche d'un bar où nous pourrions nous réchauffer autour d'un verre. Problème : les animaux ne sont pas acceptés ! La phrase de Kaigan vous aidera peut-être à deviner la suite : "les licornes c'est des dégonflées !". Je peux certifier que ces ballons là ne sont pas gonflés à l'hélium en tout cas, après avoir aspiré l'air qu'il y avait à l'interieur de la bête, je n'ai pas eu la petite voix fluette éspérée...à moins que ma voix normale se rapproche de ces effets (ce qui ne m'étonnerait pas tant que ça !). La licorne étant décédée et pliée (on a pas beaucoup pleuré sa mort au contraire, c'est pas très sympa !).

On a fait le tour de Quimper ou presque pour trouver un bar qui puisse contenir autant de beatniks à la fois, et on a fini au café des arts ! Quelle déception ! Que des jeunes genre tecktonik/tokio hotel partout, plus aucun rapport avec le mot "arts" d'autrefois (il a été fréquenté par de très grands artistes pourtant quand on était au lycée, Nani et Julien par exemple qui testaient tous les diabolos !). On en a quand même profité pour boire un petit quelque chose : diabolo rose pour moi...une experience des plus...savoneuses, se raconter nos vies et dire quelques bétises tandis que Liline s'obstinait à prendre mon écharpe verte en photo, quelle paparazzi (et Kaigan, t'es pas mieux !). Iksu a sorti son carnet de croquis, elle dessine vraiment très bien, je suis sûre que sa collaboration avec Mathilde ne peut faire que de jolies étincelles...j'ai pas encore lu Le Trésor Des Larmes mais dès que je peux l'imprimer je m'y mets, après la lecture de Twilight que j'ai déjà commencé.

Liline avait dit "je vais chez le coiffeur sous tes yeux comme ça tu pourras voir ma nouvelle coupe directement", mais Liline restera toujours Liline : "ah non ce coiffeur là il est trop cher, ah non celui-là il va trop vite", c'est aussi pour ça qu'on l'aime. Pour finir c'est Kaigan qui s'y est collée, et elle a eu bien raison parce que wouaouh ! J'étais en face pour montrer à la coiffeuse qu'elle gérait bien son affaire, telle César au féminin avec les pouces levés et un grand sourire approbateur. Encore et toujours la grande classe ! J'ai eu du mal à la prendre en photo mais heureusement facebook est mon ami (et JR aussi !) je me suis bien ratrappée. Encore merci à JR grâce à qui j'ai également pu voir la coupe que Liline a du faire en mon absence (quel petit vaurien !) et ça lui va bien aussi, très aerien. Quant à celle de Mathilde, et oui Mathilde aussi, il fallait bien un changement de tête pour tous les beatniks, ça lui va vraiment très bien aussi, je pense qu'elle a fait un excellent choix ! Tout le monde est beau, on va encore dire qu'on se croit dans le monde des Bisounours :) Une très bonne journée en somme qui s'est finie par un retour-maison by night, du Renaud dans l'autoradio et une Liline au volant. j'ai aussi testé la conduite de Naru ce jour là, la prochaine fois faudra que je teste celle de Mathilde ! J'ai bien envie de voir Camille, Nani (que je n'aurais pas vu longtemps, va falloir ratrapper ça) Gaelle, Julien, Tsuki, JR et Gwendolyn aussi avec qui Liline a eu la chance de profiter de la neige Allemande (les veinardes...non en fait vu qu'il y a plus de gens qui ont eu le droit à la neige que de gens qui n'ont pas eu ce droit, c'est moi la poisseuse... pour changer !). J'ai reussi à retenir Liline et Kaigan chez moi quelques instants alors qu'elles devaient rentrer, elles ont pas pu refuser de boire un jus d'oranges héhé je saurai comment les amadouer pour la prochaine fois !

Je crois que je vais éviter de parler du réveillon du nouvel an...non que je n'ai pas apprécié de revoir ma Kia mais on va dire que je n'ai pas passé assez de moments avec elle ce soir là pour pouvoir vraiment y mettre tout mon coeur. Une chose est sûre : avant même de partir, elle me manquait déjà.
Une autre brève qui vaut son pesant d'or : Lizou est venue me parler sur msn, un petit miracle même si elle m'a bien dit de ne pas me faire d'illusion, c'est vraiment quelqu'un de bien. On peut dire parfois sans le penser vraiment "il y a forcément quelqu'un pour toi sur cette planète", le terme âme-soeur me paraît trop inhumain mais pour Lizou, j'ai presque l'image d'un homme qui se forme dans mon esprit et j'ai le sentiment qu'il se sentira seul au monde si elle abandonne sa recherche. Si seulement je pouvais trouver un moyen d'effacer mes erreurs, Lizou c'est un peu ma cicatrice, elle est là pour que je me souvienne du mal que j'ai fait et pour m'empêcher de recommencer. Cette personne est un véritable modèle pour moi, elle l'a toujours été et je pense que ça n'est pas prêt de changer. La barrière qu'elle place entre nous je la comprend très bien même si elle fait mal, ce n'est que la monnaie de ma pièce, je le savais en lui tournant le dos. Je me suis dit que je pourrais tenter de lui expliquer mon mal-être au moment où je me suis isolée mais on ne justifie pas ces actes de cette façon, il faut les assumer et faire face aux conséquences. Cela m'a semblé plus juste, je suis sûre que ce dont je me servais comme "excuses" n'aurait rien de valable aujourd'hui. Il ne faut pas que cela m'empêche d'avancer, je suis résolue à aller mieux !

Sur internet il y a bientôt un an, j'ai fait la connaissance de Karo, une jeune fille de 14 ans qui cherchait à connaître un peu mieux le monde de la musique asiatique. Je ne voyais et ne voulais voir au début qu'un partage de mon savoir à ce sujet et je lui annonçai clairement la couleur "je ne cherche pas d'amie sur internet, d'ailleurs je ne cherche pas d'ami tout court même dans la vie, je suis plutôt solitaire". Cela résumait très bien ma situation, je ne parlais à personne, je considérais que ma seule amie était Kia et je trouvais que les gens à la fac n'avaient rien d'interessant. Je m'ennuyais ferme à Rennes et je me disais que cela n'allait pas changer de si tôt. Au fil de nos discussions, la personnalité de cette jeune fille me sembla de plus en plus interessante, elle se demandait souvent si un jour je pourrais enfin lui donner ce nom sacré qu'est celui d'amie. Je me demandais pourquoi elle tenait tant à cet objectif alors qu'à priori nous n'aurions aucune chance de nous croiser un jour dans la réalité, d'avoir nos propres souvenirs communs comme de vraies amies. Elle venait se confier à moi pourtant quand quelque chose n'allait pas et je me rendis vite compte que les conseils que je lui donnais ou les questions que je lui posais n'avaient plus rien de neutres, j'étais trop impliquée. Elle voulait que je lui parle de moi...j'ai eu beaucoup de mal au début mais finalement je lui ai parlé de ma vision écorchée de l'amitié, de ces personnes à qui je tenais et que je n'arrivais pas à oublier. C'est elle qui m'a convaincue qu'une issue positive était possible, c'est elle qui m'a dit "va la voir et parle-lui" et c'est ce que j'ai fait. Sans elle je ne sais pas trop qui je serais aujourd'hui, je lui dois probablement beaucoup pour ça et en même temps je ne sais pas ce que j'attendais : c'était là tout ce dont j'avais besoin. J'ai senti qu'il serait difficile de lui annoncer que je recommençais à voir les gens à qui je tenais, elle n'aurait plus "l'exclusivité" et comment savoir si quelqu'un s'éloigne lorsqu'on ne se parle que sur msn ou par téléphone ? Surtout que je suis plus agée, je suis adulte, j'ai d'autres préoccupations...c'est ce qu'elle a du se dire. Voilà comment je vois les choses : mon coeur c'est pas une question de place, y'en a toujours ! Je vois plutôt ça comme les chevaliers de la table ronde, il y a une chaise pour chaque personne, le nom de chaque personne est gravé dans la pierre de cette chaise et il ne s'efface pas. Quand il y a des problèmes avec une personne il se peut qu'elle quitte la table ronde mais la chaise reste là et la place ne peut pas être prise par quelqu'un d'autre (vous voyez la chaise là ? Y'a marqué Maurin, celle d'à côté y'a marqué Lizou !). Aucun des chevaliers ne ressemble à l'autre, vraiment aucun, aucune des histoires que nous partageons ne ressemble à une autre. Vous avez tous votre place atitrée et ça n'est pas prêt de changer. Il ne faut pas douter de ça même si on peut se dire, moi la première, que je ne suis pas digne de confiance à cause de ce que j'ai fait il n'y a pas si longtemps et que je regrette amèrement. En fait je me demande comment je peux demander à quelqu'un de ne pas douter alors que si c'est arrivé une fois c'est que je suis assez bête pour être capable de recommencer à la prochaine rechute. Je suis trop compliquée !!! Mais je ne veux pas, je ne veux surtout pas que cela se reproduise, je suis trop bien maintenant quand je reçois tant de bonheur sans en attendre, je veux veiller sur cet horizon prometteur de toute mon âme et faire tous les efforts qui s'imposent ! Je pense avoir trouvé les raisons qui m'ont fait agir de façon aussi stupide et je veux corriger ça alors ne vous inquiétez pas et surtout dites-moi quand quelque chose que je dis ou fais ne vous convient pas ! Si je sais où est ma place autour de la table ronde, je pourrai avancer en serrant votre main vers la quête du Graal ^o^)/

Tadaaaa (c'était long, hein ? Merci à ceux qui arrivent à tout lire sans s'ennuyer si ça existe !)

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 21:00

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 11:26

Je tisserai des chants au soir et au levant, un point pour chaque étoile...

Je tisserai des chants au soir et au levant, un point pour chaque étoile...
Quand on met trop d'espoir dans un projet on finit toujours par être déçu surtout si les éléments jouent contre nous. Cependant je suis convaincue qu'on ne peut pas profiter de quoi que ce soit quand on est pessimiste. Pour cette fois j'ai été trop optimiste, l'article rêveur que j'avais écrit n'a pas aidé. Pour être plus claire je suis revenue dans mon Royaume hier, accompagnée de Nani et Kaigan. Cela fait deux ans que je n'ai pas été malade...j'aurais du me douter que si cela arrivait maintenant c'était un signe, je n'ai pas pu mettre non plus mes chaussures à talons parce qu'elles me faisaient mal...et j'ai bien failli ne pas pouvoir me teindre les cheveux mais finalement j'ai pu obtenir un deuxième rendez-vous grâce à ma force de persuasion ^o^ au final ce n'est pas la couleur que je voulais, j'ai un peu l'impression que les coiffeurs se moquent de moi quand ils me disent "ah non blond très clair ça marchera jamais sur des cheveux aussi sombres, on obtiendra un éclaircissement au mieux"...et toutes ces Asiatiques qui se teignent les cheveux ce sont des Harry Potter en puissance ?
Malgré ça j'ai de très bons souvenirs, arrivée un peu en retard alors que Kaigan m'attendait déjà j'ai découvert que notre aquarium était "squatté" par un groupe de nouveaux "habitués", moi qui pensais qu'il avait été fermé, ça m'a fait quelque chose ! Revoir Kaigan aussi c'était quelque chose, elle s'est transformée en grande dame très élégante tout en gardant cet air malicieux et son petit rire caracteristique, j'étais impressionnée par sa façon de conduire très classe ! Et Nani qui arrive en courant pour me prendre dans ses bras avec une nouvelle coiffure, les cheveux courts ça lui va bien mais là c'était vraiment magnifique ! Rah la la je suis gatée d'être entourée de gens si beaux *__*
J'ai découvert (en très peu de temps c'est vrai, je suis sûre qu'au final c'est plutôt l'inverse) que j'avais un plus gros cerveau que celui de Kaigan en jouant à "Cérébrale académie"...moi qui n'aime pas les maths et la logique !! Curieux...
Tout le monde nous a accueilli à bras ouverts, c'était très agréable, ça donne envie d'y retourner le plus souvent possible ! On est un peu les célébrités du coin maintenant ! Le sourire et les yeux pétillants de Christian (qu'il a eu du mal à dissimuler je trouve, en voyant Nani) m'ont beaucoup touchée, tout comme la motivation et l'enthousiasme qu'il a montré dans la réalisation des nouvelles salles d'arts plastiques, toutes neuves, toutes belles (pas encore en bordel mais ça ne saurait tarder) et le futur "labo photo" en préparation : ils sont gatés les élèves de Cornouaille maintenant ! Esperons qu'ils pourront en profiter encore longtemps...
Nous n'avons pas eu le droit au match de volley tant attendu, pour cause de grève (c'est la deuxième année de suite qu'ils sont obligés d'annuler), envolé le rêve de voir les costumes des profs, et dire que cette année ils devaient être déguisés en hippies ! Un hommage aux beatniks !!! Comment peut-on empêcher une chose pareille en notre présence ?
Du coup je pense que j'aurai pas mal de choses à raconter aux profs que je n'ai vu que peu de temps ou que je n'ai pas vu du tout, cette année ce sera "lettres" de voeux pour tout le monde ! Et ils ont plutôt intêret à me répondre s'ils ne veulent pas avoir une mère Noêl surprise qui débarque chez eux à l'improviste ! Non mais je vous jure, on devrait me dérouler le tapis rouge quand je me déplace pour des évenements si importants ! J'avais pris avec moi mes éventails et ma jolie jupe et je n'ai même pas eu l'occasion de faire le spectacle ! Je pense qu'il y a quelques gibiers de potence dans ce lycée qui mériteraient le châtiment ultime : garder les yeux ouverts durant un cours de Banban (dire qu'à cause de tous ces surnoms on ne connaît même plus les vrais noms des profs !).
Nous avons quand même trouvé le temps d'aller faire un petit tour dans la célèbrissime zone 51 et demie ! Je ne me souvenais pas être passée par là mais ce coin avec plein de tuyaux partout c'était vraiment pas mal, on se serait facilement cru à Verdun dans les tranchées ! Encore plus dans cette petite pièce où il n'y avait rien d'autre qu'un lit miteux avec matelas et traversins !! Quelle rencontre surprenante dans un endroit si inaproprié ! Et nous avons été poursuivies par des inconnus, course poursuite où nous risquions doublement d'avoir des ennuis : d'une part parce que nous ne sommes plus des élèves du lycée, d'autre part parce que même les élèves ne sont pas autorisés à traîner dans les sous-sols dont ils sont sensés ignorer l'existence...quelle aventure ! Et dans cette fuite je souriais bêtement, j'avais presque envie de rire alors que je connaissais les risques que nous prenions ! Mais c'était "comme au bon vieux temps", on a trouvé le moyen de se faire quelques souvenirs alors que le temps a passé.

Je ne veux rien oublier mais je sais que la mémoire ne garde pas tout, je me demande vraiment ce que signifie cette absence, ces moments où je ne me sens pas moi-même alors que je voudrais pouvoir profiter pleinement de ce qui m'arrive sans y parvenir. J'essaie vainement d'ouvrir mon esprit puisque mes yeux sont déjà ouverts mais ne peuvent voir, je passe à côté de plein de choses et le pire c'est d'en avoir conscience mais d'être impuissante face à ce problème...qui plus est je ne suis pas sûre de pouvoir être comprise, je crois que ce sentiment est très personnel (en tout cas Kaigan a eu l'air perplexe quand j'ai parlé de mon impression de rêve éveillé...) un peu comme une maladie spéciale "Kane" pour m'empêcher d'être heureuse O__o
Si on pouvait remonter le temps je ne suis pas sûre que je changerais grand chose à mes actes passés, j'ai toujours agi de façon à n'avoir aucun regret, en fonction de ce que me dictait mon coeur uniquement. Au collège ce n'était peut-être pas le cas mais au lycée je dois dire que comme j'avais autour de moi des gens vraiment adorables, je ne calculais pas mes choix, je me fichais du regard des autres et si ça déplaisait aux gens de l'exterieur je n'en faisais pas cas : c'était mon originalité dont j'étais la plus fière, c'était elle qui m'avait fait connaître les gens avec qui je pouvais parler de tout et de rien sans aucun complexe. Je suis contente d'avoir pu vivre cette experience et finalement je pense que quand les gens m'appréciaient ils ne le faisaient pas à moitié alors que si j'avais choisi de me fondre dans la masse leur amitié n'aurait été qu'une façade, un mouton c'est creu à l'interieur (si si je vous assure !). J'éprouvais un bonheur immense à être admirée à ce point, je ne gardais pas trop les pieds sur terre face aux compliments...est-ce que je ne me suis rendue compte qu'après coup qu'il y avait du vrai et de la sincerité dans tout ça ? Probablement oui, c'est bien dommage d'ailleurs. Entre les jeux, l'ironie et la réalité la frontière est parfois tellement minuscule qu'on ne peut pas la voir, il faut interprêter, ce qui prête souvent à confusion surtout quand on a une imagination débordante comme la mienne. Je ne veux pas oublier cette après-midi avec vous deux, jamais. Et je veux recommencer tant que ça reste possible, la nostalgie c'est bien mais c'est encore mieux quand on peut construire de nouveaux souvenirs.

Et c'est pour ça que j'ai hâte de te revoir ma Kia ^o^

Et c'est pour ça que j'ai encore envie de le voir, que je veux lui parler et accrocher son regard plus longtemps, encore et encore même si ses yeux me blessent, si sa voix me trouble, si sa présence réduit la mienne à néant.

# Posté le samedi 20 décembre 2008 11:20

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 09:13